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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 19:03
Seuls les villages de moins de 500 habitants sont "ciblés".

Quatre maires ont dit oui à Marine Le Pen dans l’Aude. Ils n’étaient que deux avoir promis à son père le précieux sésame qui ouvre les portes de la course à l’Elysée en 2007. Lancés dans la quête aux 500 signatures, comme toutes les fédérations frontistes du pays, les militants audois se distinguent par leur activisme et des résultats qui tranchent avec les départements complètement privés de parrainages.

 

"On va se battre jusqu’au 16 mars"

Robert Morio, le secrétaire départemental du FN, n’en reste pas moins prudent : "On va se battre jusqu’au 16 mars, souligne le conseiller régional, en 2007, une bonne partie des promesses ne s’était pas concrétisée en signatures." En pays cathare, le Front avait vu l’une de ses deux promesses annulée, puis finalement remplacée par le jeu d’un ralliement de dernière minute. Le parti d’extrême droite attend donc l’arrivée des formulaires définitifs à la fin du mois pour tenter de figer les promesses dans le marbre officiel.

Les quatre signataires présenteraient tous un même profil. Des maires de communes rurales de moins 200 habitants, principalement implantés sur les territoires lézignanais et carcassonnais. "Nous n’avons ciblé que les villages de moins de 500 habitants, parce qu’au-delà, ils sont politisés", assure le patron du FN audois.

Avec une dizaine de militants, les forces mobilisées sur l’exercice ont été quasiment doublées depuis la dernière présidentielle. "Nous faisons du démarchage téléphonique, environ 150 des 300 communes ciblées ont déjà été approchées, précise Robert Morio, et nous avons vu une cinquantaine de maires physiquement. Une vingtaine de maires nous ont dit que si demain l’anonymat des parrainages est adopté, ils signent pour Marine Le Pen." La question sera prochainement tranchée par le Conseil constitutionnel. Mais les relais frontistes restent dubitatifs, en continuant à agiter la menace d’une candidature avortée de Marine Le Pen.

La question du bluff est d’ailleurs balayée d’un revers de main. "On nous a demandé de tout lâcher pour se concentrer sur les signatures, répond Robert Morio, je peux vous dire que la situation est compliquée pour nous parce que les banques ne nous font plus de prêt. On n’a plus d’affiches ni de tracts à la fédération depuis un mois."

 

article paru dans Midi Libre du 15 février 2012.

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Published by robert morio
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commentaires

la raison 16/02/2012 06:23

si vous desirez pouvoir voter pour Marine ,alors il faut chercher ces signatures .